239II - Fonds de l'école technique municipale de jeunes filles

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Cote/Cotes extrêmes

239II/1-239II/4

Date

1917-2011

Importance matérielle

0,25 ml plus une boîte à document roulé de 0,81 m de long

Origine

Association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise et des techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère (association ETL-TSMD) (1920-2011).

Biographie ou Histoire

Le 18 juillet 1917, Edouard Herriot expose à la commission d'enseignement technique sa volonté de créer une école technique municipale pour les jeunes filles. Ce projet émane non seulement du besoin de fournir à l'industrie et au commerce français un personnel compétent afin de redresser le pays, mais aussi d'offrir aux femmes une bonne situation. En effet, certains parents éprouvent alors des difficultés pour diriger leurs filles « vers une carrière quelconque », les jeunes veuves de la guerre qui, se retrouvant seules et sans compétences particulières, n'arrivent pas à trouver un emploi, tandis que pour « toute une génération de femmes [..] par suite de nos pertes en hommes, le mariage devient de plus en plus incertain ».

Herriot propose la création de deux sections en se basant sur deux écoles parisiennes aux résultats prometteurs. La section des hautes études commerciales a pour but « de fournir au commerce des collaboratrices dignes et capables de s'associer aux responsabilités de la vie commerciale par la connaissance des méthode et la pratique des disciplines qui s'imposeront dans les luttes économiques de demain ». Quant à la section industrielle, elle entend « former de bonnes dessinatrices, d'utiles employées de bureau d'études, des secrétaires techniques, des calculatrices, etc. ». Les deux formations, d'une durée de deux ans, sont accessibles aux jeunes filles âgées d'au moins 16 ans.

L'école est créée par délibération du conseil municipal le 30 juillet 1917et débute ses cours le 15 octobre. Son conseil d'administration se compose de nombreux lyonnais célèbres à l'instar de Tobie Robatel, Louis Lumière, Georges Cohendy. La direction de l'école est confiée à Madame Viennot, directrice de l'école primaire supérieure du palais des arts.

L'école technique municipale de jeunes filles s'installe 32 rue Cavenne, dans des locaux prêtés par la faculté, mais le retour des étudiants mobilisés contraint l'école à déménager à la rentrée 1919 et s'installe dans un immeuble communal sis 35 rue Bossuet.

En 1928, l'école est rattachée à l'Education nationale et devient école d'Etat. Elle devient ainsi une section spéciale de La Martinière, elle-même devenue école nationale professionnelle de jeunes filles de Lyon (au même titre que l'école municipale de commerce extérieur et de représentation).

La Martinière a progressivement absorbée l'école technique de jeunes filles qu'elle gérait administrativement et qui dépendait de la même directrice. Néanmoins, l'école technique a lutté pour conserver son nom et son individualité, son niveau de formation faisant d'elle une référence dans le monde professionnel. Mais en 1960, l'établissement est réorganisé en lycée avec la préparation à des baccalauréats différents et à des sections de techniciens supérieurs. Des sections similaires sont ouvertes en 1962 dans les nouveaux bâtiments de La Martinière-Duchère qui s'ouvre de plus en plus aux garçons.

 

L'association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise est créée en 1920 afin de contribuer, en collaboration avec la direction de l'école, au placement des anciennes élèves. Cette association active vote son ouverture aux techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère en 1986, devenant ainsi l'association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise et des techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère (ETL-TSMD). En 2011, face à l'absence de candidatures pour reprendre l'association, celle-ci est dissoute.

 

Les citations sont extraites de documents conservés sous la cote 239II/2.

Histoire de la conservation

Le classement ainsi que le conditionnement du fonds ont été repris et complétés en juillet 2020.

Modalités d'entrées

Don de Michelle Germain (présidente de l'association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise et techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère) du 29/02/2012.

Présentation du contenu

Le fonds 239II contient des documents propres à l'association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise et techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère, mais également des archives de l'école technique municipale de jeunes filles et de La Martinière-Duchère avec qui elle a progressivement fusionné. Deux sous-fonds distinguent ainsi ces documents émanant de producteurs différents :

  • La première partie du fonds (239II/1) concerne l'association et contient des documents administratifs tels que ses statuts, des procès-verbaux d'assemblées générales, des bulletins de liaison, le compte rendu d'un camp d'été en Haïti ou encore les polices d'assurance et autres documents concernant le local de l'association.
  • La deuxième partie du fonds (239II/2-239II/4) regroupe les archives des écoles dont dépendait l'association, c'est-à-dire de l'école technique municipale de jeunes filles, mais aussi (et dans une moindre mesure) de l'école de La Martinière-Duchère. Il contient ainsi le livre d'or créé pour l'ouverture de l'école technique municipale en 1917, les procès-verbaux des séances du conseil d'administration de 1917 à 1928, mais aussi, plus tardivement, des procès-verbaux du comité consultatif de l'école technique supérieure de jeunes filles de Lyon concernant la nécessité de maintenir l'individualité de l'école par rapport à celle de La Martinière. Ce sous-fonds contient en outre huit tirages originaux de l'école technique municipale de jeunes filles prises en 1918, ainsi que des tirages modernes réalisés au début du XXIe siècle.

Le fonds 239II témoigne de la création et des premières heures de l'école technique municipale de jeunes filles, réalisation marquante du maire Edouard Herriot mais également de l'histoire de l'éducation lyonnaise. Ces documents viennent compléter les versements d'archives publiques conservées aux Archives municipales de Lyon concernant cette école. Les photographies d'époque sont à elles seules d'un double intérêt, puisqu'elles montrent les conditions d'études des jeunes filles et ont été produites par une entreprise locale majeure, les établissements Lumière et Jougla. Enfin, les archives de l'association des anciennes élèves de l'école technique lyonnaise et techniciens supérieurs du lycée La Martinière-Duchère contribuent à l'étude des associations d'anciens élèves de par sa longévité (près d'un siècle) et son adaptabilité aux élèves pour lesquelles elle existait.

Conditions d'accès

NC Mauvais état

Archives privées

Conditions d'utilisation

Il est accordé une autorisation de reproduction des documents (photographies et photocopies) à condition que ces reproductions restent à l'usage privé du demandeur, à titre de documents de travail, et ne fassent l'objet d'aucune présentation publique, exposition, publication ou  diffusion, à l'exception des travaux de recherche universitaire.

Le donateur délègue aux Archives municipales de Lyon le soin de statuer sur toute autre demande d'utilisation.

Documents en relation

Archives municipales de Lyon :

  • 2FI/3739 : école technique municipale de jeunes filles, 32 rue Cavenne : conditions d'admission (1919).
  • 210II : fonds de l'association Montribloud.
  • 95WP/33/5 : instruction publique : - école technique de jeunes filles : amicale des anciennes élèves : brochure, rapport, correspondance (1944-1963).
  • 95WP/33/7 : instruction publique : - école technique de jeunes filles : prêt de la salle de la bibliothèque à la société LinNéenne : correspondance, extrait du bulletin officiel de l'éducation nationale, bulletin de la société linéenne de Lyon (1934-1947).
  • 308WP/8 : école centrale lyonnaise, école supérieure de commerce : - bourses municipales : conditions d'admission, attributions : rapport, correspondance, délibération du conseil municipal 1883-1890, 1893-1894, 1896-1897 1896-1897.  Ecole centrale Lyonnaise : courrier 1889-1890. Ecole technique nationale de jeunes filles : - personnel enseignant : recrutement, indemnités, congés : correspondance 1917-1930, 1940 - surveillance générale : recrutement : correspondance 1918-1926 - direction : recrutement, nominations, indemnités : correspondance, arrêté, extrait du registre des arrêtés du maire, notes de service 1917-1937 - matériel d'enseignement, mobilier : commandes : notes de service, inventaires, délibération du conseil municipal, correspondance 1917-1929 (1883-1940).
  • 308WP/9 : école technique municipale de jeunes filles : - placement des élèves : correspondance 1920-1922 - discipline : correspondance 1918 - publicité : correspondance 1918-1929 - fonctionnement : correspondance, rapport, délibération du conseil municipal 1918-1920 - cours préparatoire : projet de création : correspondance 1920 - reconnaissance de l'école par l'Etat : correspondance 1923 - règlement intérieur : délibération du conseil municipal 1918-1919 - utilisation des locaux : notes de service, correspondance 1917-1919 - personnel : demandes d'emploi, nominations, traitement : notes, correspondance, délibérations du conseil municipal, arrêtés, extrait du registre des arrêtés du maire 1918-1929 - emploi du temps 1918-1929 - programme d'enseignement : correspondance, compte rendu de commission 1917-1925 - examens : correspondance, classement : tableaux 1917-1928 - bibliothèque : obtention d'ouvrages : correspondance 1918-1919 - organisation de visites : correspondance 1918-1928 - élèves : correspondance (1917-1929).
  • 308WP/10/6 : enseignement supérieur : - indemnités de logement : correspondance 1884-1891. Ecole normale : - demande d'expertise de vin : correspondance 1894. Ecoles techniques municipales : - école municipale de commerce extérieur et de représentation, école agricole de Cibeins, école technique de jeunes filles : distribution des prix : correspondance, extrait du registre des arrêtés du maire (1823-1929).
  • 472WP/16 : édifice public : - mairie du sixième arrondissement : rue de Sèze, rue Bossuet : justice de paix, laboratoire municipal, tribunal de simple police, bureau d'hygiène, école technique de jeunes filles : travaux, éclairage, mobilier, sanitaires, chauffage : mémoires, plans, devis (1912-1914).
  • 472WP/17 : édifice public : - mairie du sixième arrondissement : rue de Sèze, rue Bossuet : justice de paix, tribunal de simple police, école technique de jeunes filles : travaux, mobilier, éclairage : mémoires, plans (1912-1919).
  • 957WP/43 : édifices communaux : bâtiment municipal (rue de Sèze) : installation de services municipaux (laboratoire, bureau d'hygiène, mairie du 6ème arrondissement, justice de paix du 7ème canton, institut lyonnais d'éducation physique, école technique de jeunes filles), travaux d'aménagement : rapports, correspondance, pièces comptables, affiches, plans, marchés publics (1911-1932).

Cote/Cotes extrêmes

239II/2-239II/4

Date

1917-2010

Cote/Cotes extrêmes

239II/3-239II/4

Locaux et élèves.

Cote/Cotes extrêmes

239II/4

Date

1918-1920

Importance matérielle

8 pièces.

Caractéristiques physiques

papier entoilé

Particularité physique

tirage au charbon

Dimensions

H. 60 x L. 80 cm env.

Présentation du contenu

Tirages papier anciens par l'Union photographique industrielle Lumière et Jougla.

Conditions d'utilisation

Les reproductions à usage privé sont autorisées.

Notes

En 1884, Antoine Lumière fonde à Lyon la Société Lumière, entreprise de photographie et cinématographie. Ses fils Auguste et Louis Lumière (les frères Lumière) prennent sa suite, auxquels succèdent ensuite son petit-fils Henri Lumière, puis ses héritiers. La Société Lumière abandonne la production de films en 1904 pour se concentrer sur la création et la production de produits photographiques. C'est dans cette perspective et afin de contrer Kodak que les frères Lumière fusionnent en 1911 avec la société Jougla, entreprise concurrente fondée par les frères Joseph et Zacharie Jougla et installée à Paris. Les deux société réunies prennent le nom d' "Union Photographique des Etablissements Lumière et Jougla".