Cote/Cotes extrêmes
Date
Caractéristiques physiques
Origine
Biographie ou Histoire
Né le 11 septembre 1951 à Lyon, dans une famille de chrétiens de gauche, Bernard Bolze est le cadet d'une fratrie de quatre enfants. Xavier, son frère aîné, naît en 1950 ; deux plus jeunes sœurs suivront : Blandine (née en 1957) puis Christine (née en 1959). Son père est notamment engagé dans l'alphabétisation des Algériens pendant la guerre d'Algérie.
Adolescent, il poursuit ses études à Lyon, d'abord au Lycée Ampère puis à l'Externat Sainte-Marie («Les Maristes»), établissement d'enseignement catholique lyonnais, bien éloigné des foyers de la révolte où il passe ses années de 3e, 2nde et 1ère. Il gagne ensuite la capitale avec sa famille en 1969 pour suivre son année de Terminale, passe un baccalauréat ès sciences économiques ; puis s'inscrit en Faculté de Sciences économiques à l'Université Panthéon-Sorbonne (Assas) pendant deux ans.
Son militantisme commence au lycée où il fait partie du « Groupe Inter-établissements » regroupant des lycéens lyonnais. Alors qu'il est en seconde, éclatent les événements de Mai 1968. Il récupère alors bon nombre de tracts émis par les étudiants lyonnais puis parisiens. Il poursuit cet engagement à Paris en créant avec son frère le même regroupement inter établissements.
A l'âge de 20 ans, il commence à travailler à son retour à Lyon, pour raisons familiales, en accomplissant des petits boulots. Puis il devient éducateur contractuel à l'Éducation surveillée Ministère de la Justice auprès de jeunes délinquants placés là par le juge des enfants. Il y travaillera pendant deux ans et demi. Il commence ensuite une formation de directeur de MJC à Crolles en Isère.
Père de deux enfants à l'âge de 23 ans, il est appelé à faire son service militaire mais choisit de s'y insoumettre. Il passe en jugement, en octobre 1979, pour « insoumission » devant le Tribunal Permanent des Forces Armées de Lyon qui le condamne à six mois de prison dont quatre avec sursis. D'abord incarcéré à la prison de Montluc, il est aussitôt transféré à la prison Saint-Paul. Au moment de son procès, il travaille comme écrivain public à Bec et Plume, un restaurant associatif du quartier de la Guillotière et en tant que factotum dans un cabinet d'avocats. Il purge sa peine, en octobre et novembre 1979.
A sa sortie de prison, il travaille comme secrétaire à mi-temps et factotum dans le cabinet d'avocats du 21 rue d'Algérie à Lyon, auprès de son avocate, Me Myriam Picot.
En avril 1981, le père Christian Delorme le sollicite pour l'accompagner avec Jean Costil dans leur grève de la faim « contre les expulsions de fils et filles d'immigrés ». Bernard Bolze démissionne alors de ses deux emplois et les assiste dans leur grève de la faim. C'est à ce moment-là qu'il rencontre des membres de l'ACFAL qui réalisent une petite publication intitulée Immigrations. A partir de ce réseau-là, ils décident de créer le journal Cosmopolis, un bimestriel qui paraît à Lyon à partir de 1982 et pendant près de deux années.
Pendant une dizaine d'années, Bernard Bolze va devenir journaliste, d'abord à Cosmopolis puis à l'hebdomadaire Direct, puis comme collaborateur de plusieurs publications notamment pour l'édition Rhône-Alpes du journal Le Monde.
En 1990, Bernard Bolze fonde l'Observatoire international des Prisons à Lyon et s'attache à le faire grandir en réunissant une équipe d'abord bénévole puis salariée. De 1993 à 1998, l'OIP va publier six rapports annuels sur l'état des prisons et des conditions de détention dans le monde. L'OIP s'organise alors en « Groupes locaux d'observation » chargés de surveiller les conditions de détention de l'établissement pénitentiaire situé à proximité. L'OIP obtient un statut consultatif auprès des Nations Unies à Genève, et voit se créer des sections en France, en Belgique et sur les continents africain et sud-américain. Régulièrement, pour répondre aux besoins financiers de la cause, l'OIP organise des concerts ou manifestations. Ainsi, en 1994, il organise l'événement « 22, la Java ! », grande nuit d'alerte et de sensibilisation à la cause des prisons au Théâtre antique de Vienne, où 7000 personnes assistent au concert. En septembre 1995, l'OIP monte une exposition « clés en mains » intitulée « Tout près d'ici nos prisons » avec le soutien de Ruedi Baur : achetable à un prix raisonnable, elle est faite pour être largement diffusée auprès du public français. En 1998, l'OIP organise la «Fête des Droits de l'Homme» au Transbordeur à Villeurbanne à l'occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. A la fin de l'année 1997, Bernard Bolze laisse sa place de délégué général de l'OIP à Jean-François Basse, et prend une année sabbatique pendant laquelle il se retire dans les Cévennes. L'Observatoire international des prisons ne survit que peu de temps à son départ puisqu'il dépose son bilan en 1999. Il subsiste, en 2020, des sections en France, en Belgique, en Argentine et au Venezuela. Elles ne sont plus coordonnées.
Bernard Bolze organise, en juillet 2001, pour le compte de l'association Forum Réfugiés dirigée par Olivier Brachet, une première Nuit de musique et d'alerte en faveur des réfugiés au Théâtre antique de Vienne. La Convention de Genève fête alors son cinquantième anniversaire.
De 2001 à 2003, il coordonne la campagne « Une peine point barre », campagne nationale contre la « double peine » à la demande de la Cimade. De nombreuses personnalités politiques françaises lui apportent leur soutien.
En 2005, il organise, une deuxième Nuit de musiques et d'alerte en faveur des réfugiés au Théâtre antique de Vienne.
A partir de septembre 2005 jusqu'à l'automne 2008, Bernard Bolze est l'initiateur et le coordinateur de la campagne « Trop C'est Trop » en faveur du respect du numérus clausus en prison. Un ouvrage, intitulé « 9m » suggéré par Karelle Ménine, est édité à cette occasion par les Editions Actes Sud et les Editions Le Cadratin (Vevey, Suisse). Est également organisée une tournée de spectacles intitulée Numérus circus dans plusieurs villes de France : la Maison de la Danse (Lyon), Pelouse de Reuilly, Théâtre des Bouffes du Nord (Paris), Maison Folie (Lille), Le Puy, Cherbourg.
De 2008 à 2010, Bernard Bolze est chargé de cours à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon.
En septembre 2008, Bernard Bolze est nommé contrôleur à temps plein auprès du nouveau Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue.
En juillet 2010, il est nommé, sur la réserve présidentielle, chevalier dans l'Ordre de la Légion d'honneur par le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il décide de ne pas se faire remettre la décoration.
En janvier 2011, il devient contrôleur à temps partiel des lieux de privation de liberté. Le 31 juillet 2011, il organise, pour le compte de l'association Forum Réfugiés, la manifestation La nuit d'après, 3e Nuit de fête et d'alerte en faveur des réfugiés, au Théâtre romain de Fourvière, à l'occasion des 60 ans de la Convention de Genève (3500 personnes).
En mai 2011, il publie l'ouvrage Cantine, la privatisation expliquée aux détenus aux Editions Golias.
En septembre 2012, il suggère l'organisation, dans l'enceinte de l'ancienne prison Saint-Paul, de l'événement célébrant le passage de la prison à l'université. Il propose, à la même époque à l'Université Catholique de Lyon, la création d'un enseignement supérieur sur les droits fondamentaux des personnes privées de liberté ; ce cycle de formation verra le jour en 2018.
De septembre 2012 à septembre 2013, il rédige l'ouvrage Prisons de Lyon, une histoire manifeste, paru le 13 septembre 2013. Jean-Marie Delarue en rédige la préface.
En 2014, il accompagne, avec Mireille Debard, André Boiron, détenu pendant 35 ans, dans la réalisation de son livre T'en auras les reins brisés aux Editions EMCC.
En juillet 2014, il invite Didier Ruiz, metteur en scène, à créer un spectacle avec des personnes ayant purgé une longue peine.
En décembre 2014, il organise une soirée en faveur de la section française de l'Observatoire international des prisons au Monfort Théâtre (Paris 15ème), en présence notamment des écrivains Olivier Brunhes, Philippe Claudel, Virginie Despentes, Nancy Huston et Gérard Mordillat.
En février 2015, il met un terme à son travail à temps partiel auprès du CGLPL et commence à concevoir le site internet Prison Insider, dédié à l'état des prisons dans le monde, pays par pays.
En septembre 2015, il poursuit son projet de Prison Insider et collabore avec la Compagnie des Hommes (de Didier Ruiz) autour de la création de la pièce de théâtre Une longue peine, pièce réunissant des personnes ayant séjourné très longuement en prison.
En août 2016, le site Prison Insider est mis en ligne, discrètement. L'affichage public débutera en janvier 2017.
Il collabore, la même année, avec l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Rhône. Il invite alors le graphiste Ruedi Baur, à une proposition artistique sur le site du Mémorial de Montluc. Il accompagne également, avec Mireille Debard, Muriel Ferrari dans l'édition de son livre Je voulais vous dire, qui relate ses quelque trente années de prostitution et ses années de prison (Editions La Passe du Vent).
En décembre 2017, un premier contrat lie Prison Insider avec l'Union européenne et le Conseil de l'Europe.
En 2018, se concrétise l'idée de créer le certificat universitaire « Droits debout » dédié aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté au sein de l'Université Catholique de Lyon (UCLy). Bernard Bolze contribue également à l'ouvrage Simone Veil, un héritage humaniste, aux Editions Lexis Nexis. Il rédige la partie relative au début de carrière de Simone Veil, jeune magistrate, dans l'équipe de direction de l'administration pénitentiaire.
En 2019, Bernard Bolze désigné comme parrain du Master 2 Droit de l'exécution des peines à la Faculté de Droit d'Aix-en-Provence, prononce la conférence inaugurale de l'Institut des sciences pénales et de criminologie (ISPEC).
En octobre 2020, il remet ses archives personnelles aux Archives municipales de Lyon.
Histoire de la conservation
Ce fonds était conservé au domicile de Bernard Bolze avant son arrivée aux Archives municipales.
Modalités d'entrées
Don complémentaire de Bernard Bolze en date du 12 août 2024.
Présentation du contenu
Ces affiches ont été collectées par Bernard Bolze des années 1970 à 2020. Cette collection illustre ses engagements, ses centres d'intérêt et ses activités professionnelles.
Mode de classement
Un instrument de recherche de type méthodique a été privilégié pour des raisons de commodité : chaque affiche a été cotée, décrite, puis rattachée à une thématique du plan de classement déjà mis en place pour le fonds 325II - Bernard Bolze et l'observatoire international des prisons.
Conditions d'accès
Ce fonds est librement communicable.
Conditions d'utilisation
Mention obligatoire : Ville de Lyon, Archives municipales, auteur (s'il est identifié), cote.
Droits patrimoniaux pendant 70 ans après la publication (cas des cartes postales et affiches). Réutilisation sur demande auprès de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Existence et lieu de conservation des originaux
Archives municipales de Lyon
Documents en relation
Aux Archives municipales de Lyon
325II, fonds Bernard Bolze et l'Observatoire international des prisons.
2C/402425, journal l'Ecrou (1983-1993).
77FI, fonds d'affiches du MAN.
Mots clés personnes
Date
Présentation du contenu
115 affiches
Cote/Cotes extrêmes
Date
Caractéristiques physiques
Dimensions
Présentation du contenu
Affiche événementielle par l'association Lerocképamort pour le festival Plug&Play. Illustration par Marine Chavet.
Conditions d'accès
Communicable (Communicabilité vérifiée)
Conditions d'utilisation
Mention obligatoire : Ville de Lyon, Archives municipales, auteur (s'il est identifié), cote.
Droits patrimoniaux pendant 70 ans après la publication (cas des cartes postales et affiches). Réutilisation sur demande auprès de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Langue des unités documentaires
Existence et lieu de conservation des originaux
Archives municipales de Lyon
Mots clés matières
Mots clés typologiques
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